Marie-Jeanne 1979

Sculpture d'Emmanuel Debarre

Marie-Jeanne, petit caillou dans la chaussure des censeurs français. Oeuvre originale signée et numérotée.

En savoir plus sur la sculpture Marie-Jeanne

L’ARTISTE

SOURCE D’INSPIRATION

« En 1978, je lis une nouvelle d’Alphonse Allais qui parodie la pièce d’Oscar Wilde, Salomé écrite à la fin du XIXè.

Dans la pièce, Salomé séduit le sultan pour obtenir la tête de saint Jean.
Elle le fait en dansant, et ôte l’un après l’autre les sept voiles qui couvrent sa nudité .

A chaque voile ôté, le sultan crie encore !

Le septième voile ôté, Salomé se retrouve nue, et le sultan crie encore !

Alors les sbires s’approchent et dépècent Salomé.

De là m’est venue l’idée de l’ultra nudité.

Je voulais faire de l’ultra nudité le thème de la Marianne, symbole de la république »

Emmanuel Debarre

L’OEUVRE

LA MARIE-JEANNE

Lorsqu’il présente son œuvre au concours de la mairie de Paris en 1979, personne ne comprend, on lui demande de modifier sa Marianne sur place, de lui enlever les symboles républicains. Au passage, 4 jours de prison et l’obligation de rebaptiser Marianne.

Ce sera Marie-Jeanne. Aujourd’hui, il reste cette scuplture, l’originale, en marbre de Carrare. Petit caillou dans la chaussure des censeurs.

Après cet incident, l’artiste continue autour de l’ultra nudité, des drapés qui donnent autant à voir que les nus. Le désir, la vérité au cœur de son travail.

Souvent en marbre, la pierre resplendissante des Grecs, Carrare ou noir de Belgique puis ce sera le granit bleu du Brésil, l’azul bahia.

2015, le souvenir de cette rencontre ratée entre la vérité d’une Republique plus que nue et son public hante encore l’auteur.

Et si aujourd’hui sa Marie-Jeanne avait toute sa place ?

La République, plus fragile que jamais, est faillible, les attaques portées l’ont touché en son cœur. Il y a du danger, rien n’est jamais acquis. L’ultra nudité de Debarre nous le donne à voir, sa vérité est là, rappel entêtant.

Soyons vigilants, c’est tout le sens de cette série de Marie-Jeanne 2015.

53 cm
hauteur de la Sculpture
12 kg
poids de chaque oeuvre
8 ex.
Nombre d’exemplaires
Tirage numéroté et signé
1978
Date de création de l’oeuvre originale en carrare

Emmanuel Debarre

A propos de l’artiste

La Marie-Jeanne originale de 1979, en marbre de carrare

En 1965, sa rencontre avec Alberto Giacometti est déterminante, elle confirme son désir de consacrer sa vie à la sculpture et au dessin. après quelques études de mathématiques au lycée Clemenceau à Nantes, il s’installe à Nice et prépare ses premières études sur les couleurs primaires. Debarre rencontre Max Ernst à la galerie Alphonse Chave à Vence de retour à Paris en 1973 il commence une série de monochromes bleus qui seront exposés en février 1974 au musée de l’Abbaye Sainte Croix des Sables d’Olonne. Là, il y rencontre le sculpteur italien Antonino Virduzzo qui l’invite à venir travailler dans un de ses ateliers à Rome.

Les six ans qui suivirent lui font découvrir l’art baroque et ses très nombreux drapés. De retour à Paris il commence un long travail sur des sculptures en marbre noir de Belgique puis en granit bleu du Brésil, l’azul bahia. Ses travaux continueront ensuite sur un matériau contemporain, l’altuglas3. Le noir, le bleu et la transparence seront toujours la base de son travail.

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